La Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA) a dévoilé, le 27 septembre 2026 à Tunis, le palmarès de la sixième édition de son prix littéraire. Quatre ouvrages, deux en arabe et deux en français, ont été distingués.
Pour sa sixième édition, le Prix Abdelwaheb Ben Ayed de la littérature récompense quatre auteurs, à raison de deux lauréats par catégorie linguistique.
En langue arabe, le jury a distingué Sofien Rjab pour « كوميديا الجنائز » et Mohamed Issa Almouaddab pour « القلادة الروسية ». Les deux romans sont publiés par Dar Miskiliyani. En langue française, le prix est allé à Soufiane Ben Farhat pour « Abba Abba – La pierre de convoitise », paru aux Éditions Arcadia, et à Zouhaïr Ben Amor pour « La Maison qui parle », publié chez Contraste Éditions.
Chaque lauréat reçoit une dotation de 10 000 dinars. La Fondation la présente comme un geste de reconnaissance et d’encouragement. Elle reconnaît toutefois que ce montant reste modeste face aux difficultés que rencontrent aujourd’hui les écrivains et les maisons d’édition pour créer, publier et faire circuler les livres. Au-delà de la récompense financière, le prix veut mettre en lumière la valeur des œuvres ainsi que celle des auteurs et des éditeurs qui les portent.
Un jury salué pour sa rigueur
La Fondation a rappelé que le choix final revient au jury, dont la décision est souveraine. Elle reconnaît qu’il n’est jamais simple de départager des œuvres aussi singulières. Présidé par Samia Kassab Charfi, le jury a été salué pour son engagement, sa sérénité et son sens des responsabilités. Dans une allusion aux réactions que peut susciter tout palmarès, la FABA a souligné que celles-ci n’enlèvent rien à la rigueur du travail accompli ni au sérieux de la mission confiée aux jurés.
Les organisateurs ont également remercié le modérateur des différentes sessions, le chargé de presse et l’agence événementielle qui a conçu la cérémonie. Ils ont aussi exprimé leur reconnaissance aux « Amis de FABA », dont le soutien accompagne le prix d’une édition à l’autre. Leurs félicitations s’adressent également à l’ensemble des participants et des finalistes. Pour la Fondation, prendre part à la compétition témoigne déjà d’un attachement au prix et à la littérature.
L’héritage d’un engagement culturel
Cette édition rend hommage à l’esprit porté par Abdelwaheb Ben Ayed et son épouse, Amina Ben Ayed. La Fondation le décrit comme une foi profonde dans la culture, dans le partage du savoir et dans le potentiel de chaque Tunisienne et de chaque Tunisien. Donner à chacun les moyens de développer ses talents et de participer pleinement à la vie du pays figure parmi les valeurs que la Fondation entend faire vivre à travers ce prix.
Créée pour agir dans les domaines de l’éducation, de la recherche, de la santé et de la culture, la FABA soutient des initiatives qui associent utilité sociale, excellence et ancrage territorial. Elle accorde une attention particulière à l’éthique, à la transmission et à la valorisation des talents.
Six ans après son lancement, le prix garde la même ambition : offrir aux livres la visibilité qu’ils méritent et encourager la lecture et la transmission.




















