Le secteur du transport des carburants entre à nouveau dans une zone de turbulences. Le département du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a émis, jeudi, un préavis de grève nationale pour les 23 et 24 septembre 2026, concernant les travailleurs des entreprises de transport des carburants sur l’ensemble du territoire tunisien.
Cette annonce intervient après une réunion des représentants des travailleurs du secteur, tenue mercredi 26 août au siège de l’UGTT, consacrée à l’examen d’une situation professionnelle et sociale jugée préoccupante.
Deux jours qui pourraient peser sur l’approvisionnement
La perspective d’une grève dans le transport des carburants fait planer le risque de nouvelles perturbations dans l’approvisionnement des stations-service, alors que le secteur avait déjà connu, la semaine dernière, un mouvement spontané ayant provoqué des difficultés dans plusieurs régions avant d’être levé le soir même.
L’UGTT appelle ainsi les différents partenaires sociaux à intervenir rapidement afin de parvenir à un accord et d’éviter le déclenchement de cette grève.
Au cœur du conflit : les engagements sociaux
Selon le préavis syndical, les revendications portent notamment sur le non-respect d’accords conclus précédemment, ainsi que sur des obligations liées à la couverture sociale des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
La centrale syndicale réclame également l’application des engagements issus des négociations antérieures, notamment ceux liés à l’accord du 2 mai 2019.
Pour l’UGTT, les tentatives de conciliation engagées jusqu’ici n’ont pas permis de résoudre les problèmes soulevés par les travailleurs.
Les négociations toujours dans l’impasse ?
Le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Slim Sehimi, avait indiqué mercredi qu’aucune négociation n’avait encore été engagée avec les autorités de tutelle.
Selon lui, les ministères concernés n’avaient pas encore pris contact avec la fédération pour examiner les revendications et rechercher une sortie de crise.
Le compte à rebours est lancé
À moins d’un accord dans les prochaines semaines, les transporteurs de carburants pourraient donc observer une grève de 48 heures les 23 et 24 septembre.
Après les perturbations enregistrées récemment, cette nouvelle menace intervient à un moment où le moindre blocage dans le transport peut rapidement se répercuter sur les stations-service et les consommateurs.
La balle est désormais dans le camp des partenaires sociaux : négocier pour éviter la crise ou laisser le secteur des carburants entrer dans une nouvelle épreuve de force.




















