La Tunisie franchit une nouvelle étape dans sa transition vers une gestion plus durable des déchets, avec la mise en œuvre à Béja d’un projet pilote visant à réduire les émissions de méthane et à favoriser l’échange de quotas carbone.
Au cœur de cette expérience : la technologie japonaise « Fukuoka », appliquée à l’unité de traitement des déchets de Béja dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise.
Un projet lié à l’Accord de Paris
Le projet s’inscrit dans le cadre du Mécanisme de Crédit Conjoint (JCM) conclu entre la Tunisie et le Japon et aligné sur l’article 6 de l’Accord de Paris, qui encadre notamment les mécanismes de coopération internationale en matière de réduction des émissions.
L’objectif est double : réduire les émissions de méthane issues des déchets et accélérer le développement de solutions relevant de l’économie circulaire.
Béja, une expérience à partager avec l’Afrique
L’enjeu dépasse désormais les frontières tunisiennes. Les 18 et 19 août 2026, une session de formation consacrée au projet a réuni à Béja une délégation composée de représentants de plusieurs pays africains, avec le soutien d’ONU-Habitat.
Cette rencontre vise à partager les expériences et à renforcer les compétences dans la gestion durable des déchets et l’action climatique.
Un projet pilote qui pourrait changer la donne
Si l’expérience de Béja confirme son efficacité, elle pourrait devenir un modèle reproductible en Tunisie et dans d’autres pays africains, en transformant un problème environnemental — les émissions de méthane — en opportunité pour développer l’économie circulaire et les mécanismes du carbone.




















