Canicule à Sidi Bouzid : des dégâts agricoles massifs et une menace sur les prix
La dernière vague de chaleur a lourdement frappé le secteur agricole dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, causant des dommages importants à plusieurs cultures, avec des taux de pertes pouvant atteindre 100% dans certaines exploitations, selon le chef du service de la production végétale au Commissariat régional au développement agricole (CRDA), Mourad Mabrouki.
S’exprimant auprès de l’Agence TAP, le responsable a indiqué que plusieurs milliers d’hectares ont été touchés par les températures extrêmes, mettant en difficulté les producteurs de la région.
Des pertes sévères pour les cultures maraîchères
Les cultures de cucurbitacées, notamment le melon, le concombre, la courge et la pastèque, figurent parmi les plus touchées. Environ 820 hectares ont subi des dégâts estimés entre 70% et 100%.
Les cultures de piments de saison ont également été fortement affectées, avec près de 2015 hectares concernés et des pertes variant entre 50% et 70%.
Du côté de la viticulture, environ 670 hectares de raisins ont enregistré des dommages compris entre 20% et 70%.
Arboriculture également touchée
La vague de chaleur n’a pas épargné les arbres fruitiers. Quelque 525 hectares d’agrumes ont été affectés, avec des dégâts évalués à environ 10% pour les oranges et jusqu’à 40% pour les citrons.
Les figuiers ont subi des pertes encore plus importantes, avec 240 hectares endommagés, pour des taux allant de 70% à 90%.
Les coupures d’électricité aggravent la situation
Selon Mourad Mabrouki, les fortes températures ne sont pas l’unique facteur à l’origine de ces dégâts. Les coupures répétées d’électricité ont également perturbé les opérations d’irrigation, aggravant le stress hydrique subi par les cultures.
Ces pertes devraient avoir un impact direct sur les niveaux de production dans les prochaines périodes, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix de plusieurs produits agricoles sur les marchés tunisiens.
Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, l’agriculture tunisienne se retrouve une nouvelle fois confrontée à un double défi : préserver les ressources en eau et adapter les modes de production aux nouvelles réalités climatiques.




















