La débâcle de la Tunisie dans la coupe du monde de football est énorme. Une entame de la compétition avec une défaite de 5 à 1 face à la Suède, un entraineur limogé et un autre arrive. On ne peut pas espérer pire que ça. Selon les experts, l’équipe nationale est à l’image de notre football. D’autres langues critiques disent aussi que le rendement de notre équipe nationale est à l’instar de notre économie. Un chômage élevé, une dette publique colossale, une inflation galopante, et une croissance faible ; sont les ingrédients de grands problèmes économiques.
Sur ce point le travail réalisé par le cabinet BMI, cabinet d’analyse des risques politiques et économiques de 200 marchés mondiaux est très insolite. En effet, il vient de publier un rapport sur la «Coupe du monde macroéconomique» qui repose sur une méthodologie originale consistant à évaluer les 48 pays qualifiés pour le Mondial 2026 à travers plusieurs indicateurs économiques successifs dont la croissance, l’inflation, le chômage, le déficit budgétaire, le solde courant et la dette publique.
Chaque tour éliminatoire est déterminé par la performance des pays sur l’un de ces critères. C’est une manière de repenser la Coupe du Monde de la FIFA comme une bataille de fondamentaux macroéconomiques pour les 48 équipes qualifiées.
Le champion général est l’économie la plus dynamique (offensive) mais aussi la plus résiliente (défensive) – bénéficiant peut-être d’un peu de chance au tirage au sort.
A travers ce classement, et en se basant sur les agrégats économiques des pays, les Pays-Bas sont les champions de la Coupe du monde BMI Macro 2026. Leur rigueur budgétaire leur a permis de prendre l’avantage à chaque match éliminatoire. Les Pays Bas ont joué la finale contre la Corée du Sud. La qualité exceptionnelle des deux équipes était manifeste, avec des ratios dette publique/PIB nettement inférieurs à la moyenne mondiale de près de 90 %. Au final, les Pays-Bas (45 %) ont remporté une victoire confortable face à la Corée du Sud (60,9 %), la performance de la dette néerlandaise bénéficiant de taux d’intérêt relativement bas. L’augmentation de la dette publique sud-coréenne depuis 2019, liée à des politiques budgétaires expansionnistes, a été fatale à la Corée du Sud en finale.

C’est peut-être là la leçon principale de ce tournoi. Les économies à forte croissance peuvent attirer l’attention au départ, mais celles qui affichent une inflation plus faible, des équilibres extérieurs stables et des finances publiques saines finiront par prospérer.
Le rapport crédite la Côte d’Ivoire de la meilleure performance africaine de cette compétition économique, le pays atteignant les quarts de finale avant d’être éliminé lors du tour consacré au déficit budgétaire. La Côte d’Ivoire présente une croissance élevée, une inflation maîtrisée et un marché du travail performant.
En deuxième position on retrouve le Maroc et l’Algérie, qui atteignent les huitièmes de finale, tandis que l’Afrique du Sud et le Cap-Vert réalisent également des parcours remarqués. L’Égypte et le Sénégal quittent la compétition au stade des seizièmes de finale.
Avec ses agrégats économiques, la Tunisie est éliminée dés le premier tour. Une situation qu’on vit depuis 6 participations à la coupe du monde footballistique. Elle est accompagnée dans cette élimination précoce par le Ghana et la République démocratique du Congo.
Moins de football , plus de macroéconomie .




















