Alors que les tunisiens s’apprêtent à accueillir le mois saint du Ramadan, les prix ont encore une fois joué leurs tours. Une hausse généralisée parfois inexpliquée. Malgré que les chiffres de l’INS indiquent une baisse de l’Indice des Prix à la Consommation à 4.8% au mois de janvier, sur le terrain la situation est complètement différente.
Le produit qui semble échapper depuis des mois à toute règle de fixation ou de modération des prix est incontestablement « la viande rouge ». Les prix s’envolent et les tunisiens n’arrivent même pas à s’approvisionner. La consommation moyenne d’un tunisien pour la viande rouge a chuté pour atteindre en moyenne 7 Kg/an soit 135 grammes par semaine.
Selon l’INS la viande d’agneau a augmenté de 16% sur un an au mois de Janvier 2026, alors que la viande bovine a augmenté de 10.4%.
Aujourd’hui le prix d’un kilo de viande ovine varie entre 50 et 60 dinars, et dépasse dans certaines régions les 62 dinars. La moyenne est établie aux alentours de 53 dinars.
Le président du syndicat des bouchers, et lors d’une conférence de presse, avait même prévu une hausse des prix de la viande ovine à 70 dinars le kilo.
A la lumière de cette situation le prix d’un kilo de viande ovine en Tunisie vaut 10% du SMIG fixé à 528 dinars.
A titre de comparaison le prix d’un kilo de viande ovine vaut 1% du SMIC en France, avec un SMIC fixé en Net à 1443 euros. Au Maroc, un kilo de viande ovine représente moins de 4% du SMIG
Cette situation est inacceptable surtout que la consommation des tunisiens en viande ovine augmente durant le mois du Ramadan principalement le 15ème jour du jeune et la veille du 27ème jour.
Selon nos informations la Tunisie n’a pas prévu d’importer des quantités de viande réfrigérée pour réguler le marché durant ce mois saint, surtout après l’affaire de la viande importée de Pologne.
L’intervention du secteur privé pour assurer l’approvisionnement du marché à travers l’importation est nécessaire à plus d’un titre.





















