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Exportation vers l’Afrique : un coup d’épée dans l’eau

Lexpert Editeur Lexpert
13 janvier 2026
in Actualités
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Depuis des années le discours officiel nous bombardait par les opportunités d’exportation vers les pays africains. Des séminaires, des études, des stratégies, des missions d’hommes d’affaires, des participations à des expositions et foires….mais le résultat est absent. On s’attendait à un impact fort des nouveaux accords commerciaux ZLECAF ou COMESA, mais il semble qu’ils n’ont pas dépassé les bureaux dans lesquels ils étaient signés. Tout ce que nous faisons que ce soit au niveau officiel qu’officieux sonne comme un « un coup d’épée dans l’eau ». Les récents chiffres du commerce extérieur attestent de ce constat amer.

En 2025 les exportations vers les pays d’Afrique en général ont atteint 6882 MD contre 6405 MD en 2024 et 6456 MD en 2023. Du côté des importations, ils ont atteint 9329 MD en 2025 contre 8269 MD en 2024 et 7926 MD en 2023. La Tunisie accuse ainsi un déficit commercial avec l’Afrique.

Dans ces chiffres on retrouve nos échanges avec l’Algérie et la Libye. En effet, la Tunisie a exporté pour l’Algérie pour 1820 MD en 2025 alors qu’elle a importé pour 6480 MD. 70% de nos importations des pays africains proviennent de notre voisin l’Algérie. Quant à l’autre voisin la Libye nous lui avons exporté pour 2470 MD en 2025 alors que nous avons importé pour 423 MD. Si on ajoute le Maroc auquel on a exporté pour 973 MD en 2025, 76% de nos exportations vers l’Afrique en général sont destinés vers l’Algérie, la Libye et le Maroc.  L’Afrique Subsaharienne y compris les iles africaines totalise 1600 MD d’exportation.

Selon les derniers chiffres officiels, la Tunisie a exporté pour 1650 MD vers l’Afrique subsaharienne en 2024. Ces exportations sont aussi très concentrées puisque le Sénégal absorbe 17.5%, suivi de la Côte d’Ivoire 13.2% et le Cameroun 7.8%. En valeur, la Tunisie a exporté pour 144 MD vers le Sénégal en 2025, 77.7 MD vers le Cameroun et 168.2 MD vers la Côté d’Ivoire.

Il existe donc un potentiel énorme sous-exploité sur le marché africain. Il s’avère que ni les séminaires, ni les représentations commerciales ou les missions d’hommes d’affaires n’ont apporté aucun plus pour les exportations tunisiennes vers l’Afrique Subsaharienne. Les accords commerciaux signés, la ZLECAF et la COMESA, n’ont rien apporté à notre accès au marché de l’Afrique Subsaharienne, pourtant on nous promettait « monts et merveilles ».

Comme l’a dit le joueur de la sélection nationale Hannibal Mejbri « nous rêvons beaucoup, mais nous travaillons peu ».

Le discours officiel du CEPEX ou du ministère du commerce et de la promotion des exportations parle de stratégies pour s’orienter vers le marché africain, de conquête d’un marché qui n’attend que la Tunisie. Nous gaspillons beaucoup de ressources humaines ou financières sans aucun résultat concret. En effet, la réalité est toute autre et nous devons le dire avec franchise. Nous n’avons pas les moyens pour notre politique :

  • Nous n’avons pas d’ambassades dans plusieurs pays africains pour soutenir l’action des entreprises et la diplomatie économique. La Tunisie compte seulement 10 ambassades en Afrique Subsaharienne y compris celle en Egypte, sur les 54 pays africains.
  • Nous n’avons pas de lignes maritimes ou aériennes pour offrir la logistique nécessaire pour les exportations et les voyages d’hommes d’affaires,
  • Nous n’avons pas un instrument financier que ce soit une banque ou une assurance pour soutenir les exportations tunisiennes vers l’Afrique Subsaharienne,
  • Nous n’avons pas mis en place un mécanisme de subvention ou de soutien pour les exportations vers ce marché à l’instar de plusieurs autres pays concurrents,
  • Nous ne sommes pas intégrés dans les réseaux des personnes ressources et clées qui facilitent nos exportations vers les pays africains.
  • Nous n’avons pas de représentations commerciales assez dynamiques et modernes pour dénicher les opportunités d’exportations vers l’Afrique Subsaharienne,
  • Nous n’avons pas une stratégie promotionnelle moderne, active et qui couvre tous les marchés. Le CEPEX vient d’annoncer au mois de Décembre 2025 les manifestations auxquels il va participer en 2026. Sur les 65 activités prévues, 4 manifestations seulement concerneront l’Afrique. Ceci dénote de l’intérêt porté à cette destination, alors que la participation tunisienne sera à 16 manifestations en Europe.
  • Nous n’avons pas de plateformes logistiques dans l’Afrique de l’Ouest capables de faciliter l’acheminement des exportations tunisiennes.

A ce constat, il faut ajouter que le marché africain est déjà conquis par la Chine, la Turquie, et le Maroc outre la France.

Ces pays mettent le paquet sur ce marché de 1.2 milliards de personnes soit 18% de la population mondiale.

L’Afrique est aujourd’hui le seul relais de croissance qui reste pour la Tunisie surtout après l’accord UE-Mercosur et la préparation d’un accord de libre échange entre l’Inde et l’UE. La Tunisie doit sortir de la dépendance au marché européen qui monopolise 70% de ses échanges commerciaux. Si on ne mobilise pas les efforts humains et financiers nécessaires pour matérialiser notre stratégie sur le marché africain, on perdra même les marchés actuels tels que le Sénégal ou la Côte d’ Ivoire.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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