Financer ne suffit plus : il faut accompagner les entreprises tunisiennes de la production jusqu’aux marchés internationaux ! C’est le message porté lors d’une journée d’information consacrée au financement des filières de l’huile d’olive et des dattes, organisée vendredi au siège du Conseil bancaire et financier (CBF).
Les représentants du secteur bancaire et ceux du ministère du Commerce et du Développement des exportations ont appelé à renforcer la coopération entre l’administration, les institutions financières et le secteur privé afin de soutenir les exportations de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.
Du crédit ponctuel à un accompagnement global
Participant à cette rencontre, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a plaidé pour une nouvelle approche du financement des entreprises exportatrices.
Selon lui, l’accompagnement ne doit plus se limiter au financement ponctuel des opérations commerciales. Il doit couvrir l’ensemble du parcours de l’entreprise, depuis la production et la transformation jusqu’au stockage, au conditionnement, à la commercialisation et à l’exportation.
L’objectif est également d’aider les entreprises à mieux planifier leurs activités, à investir et à maîtriser les risques liés à leur développement.
Deux filières stratégiques à mieux financer
L’huile d’olive et les dattes occupent une place importante dans les exportations agricoles tunisiennes. Pour renforcer leur présence sur les marchés extérieurs, les acteurs réunis au CBF soulignent la nécessité de mieux adapter les mécanismes de financement aux besoins concrets des opérateurs.
Au-delà du crédit, les entreprises doivent pouvoir financer les différentes étapes de leur activité, notamment la transformation, le stockage et le conditionnement, afin de mieux préparer leurs produits à la commercialisation internationale.
Banques, administration et entreprises : une synergie indispensable
La rencontre a mis en avant l’importance d’une synergie stratégique et opérationnelle entre les différents acteurs économiques.
Une coordination renforcée entre les banques, l’administration et les entreprises privées pourrait permettre de mieux identifier les besoins de financement, d’améliorer l’accompagnement des exportateurs et de soutenir le développement des deux filières.
L’enjeu : transformer le potentiel agricole en opportunités à l’international
Le message est clair : pour renforcer les exportations tunisiennes d’huile d’olive et de dattes, le financement doit s’inscrire dans une stratégie plus large, intégrant l’investissement, la transformation, la logistique et l’accès aux marchés.
L’ambition est de passer du simple crédit commercial à un véritable accompagnement des entreprises, de la production jusqu’à l’exportation, afin de donner davantage de force aux produits tunisiens sur les marchés internationaux.




















