Le fax n’est pas encore prêt à disparaître des administrations tunisiennes. Son abandon progressif dépend encore de plusieurs conditions techniques et organisationnelles, notamment la modernisation des établissements publics, le déploiement des infrastructures numériques et la généralisation d’une messagerie électronique professionnelle sécurisée.
C’est ce qu’a indiqué mardi l’Unité de l’administration électronique à la présidence du gouvernement, en réponse à une question écrite du député Faisal Saghir portant sur le maintien du recours au fax et la généralisation encore insuffisante du courrier électronique dans les échanges administratifs.
Le fax résiste encore
Malgré les efforts de transformation numérique, l’administration tunisienne continue donc de recourir à certains moyens traditionnels.
Selon l’Unité de l’administration électronique, la transition vers une administration entièrement numérique doit toutefois s’effectuer progressivement, en tenant compte des différents niveaux de préparation des structures centrales, régionales et locales.
L’objectif n’est plus seulement de remplacer le fax par l’e-mail, mais de construire une véritable chaîne administrative numérique, sécurisée et interconnectée.
Le système « Alissa » au cœur de la transformation
La présidence du gouvernement, en coordination avec les organismes publics et le ministère des Technologies de la communication, travaille à généraliser les échanges électroniques de documents.
Cette transformation repose notamment sur le système « Alissa » de gestion électronique sécurisée, ainsi que sur le recours aux signatures et cachets électroniques.
L’ambition est claire : réduire progressivement les moyens traditionnels et faire du numérique le principal canal des échanges administratifs.
Réduire le papier, accélérer les procédures
La transformation ne concerne pas uniquement les outils de communication.
Les autorités travaillent également au développement des infrastructures numériques, au raccordement des organismes publics au réseau administratif intégré et au renforcement de la cybersécurité.
Le système « Alissa » doit notamment permettre de :
- réduire l’utilisation du papier ;
- accélérer le traitement des dossiers ;
- renforcer la sécurité des documents ;
- garantir leur confidentialité.
Vers la fin d’une époque ?
La disparition du fax de l’administration tunisienne apparaît ainsi comme une étape d’un chantier beaucoup plus vaste : celui du passage d’une administration fondée sur le papier, les documents physiques et les échanges traditionnels à une administration numérique, interconnectée et sécurisée.
Mais avant de tourner définitivement la page du fax, la Tunisie doit encore achever la préparation technique et organisationnelle de ses structures publiques et généraliser les outils numériques nécessaires.




















