La Tunisie veut franchir une nouvelle étape dans la gestion de ses déchets. L’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) et ONU-Habitat renforcent leur coopération autour d’un enjeu stratégique : développer des projets capables de transformer les déchets en énergie.
Une séance de travail tenue mercredi au siège de l’ANGed a permis de faire avancer concrètement cette coopération et d’identifier plusieurs pistes pour accélérer la mise en œuvre de solutions de valorisation énergétique.
Des déchets… à l’énergie
Parmi les principales propositions figure la mise en place d’un programme de formation spécialisé dans la valorisation énergétique des déchets, destiné à renforcer les compétences techniques disponibles en Tunisie.
Le dispositif prévoit également de favoriser l’échange d’expertises et de bonnes pratiques à l’échelle régionale, afin de permettre aux acteurs tunisiens de bénéficier des expériences développées dans d’autres pays.
L’objectif est clair : mieux traiter les déchets résiduels tout en explorant leur potentiel énergétique.
Vers une économie circulaire
Cette coopération s’inscrit dans une vision plus large de transition vers une économie circulaire, où les déchets ne sont plus considérés uniquement comme une charge environnementale, mais comme une ressource pouvant être valorisée.
Pour la Tunisie, l’enjeu est à la fois environnemental, économique et énergétique : réduire l’empreinte écologique de la gestion des déchets, améliorer les capacités nationales et rechercher de nouvelles sources de valorisation.
Un chantier stratégique pour la Tunisie
Le développement de la valorisation énergétique pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles solutions face aux défis croissants liés à la production et au traitement des déchets.
La Tunisie veut désormais passer d’une logique de “gestion des déchets” à une logique de “valorisation des déchets”. Un changement de modèle qui pourrait transformer un problème environnemental en opportunité énergétique et économique.




















