Jeu. Mai 6th, 2021

Des chiffres et des lettres L’enseignement : filière sans issue

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« 2 millions  » d’élèves  ont regagné  leurs écoles ,collèges ou lycées  après de  longues et embêtantes  vacances  pour certains et courtes et confortables pour d’autres .C’est  plus de 20 % de la population tunisienne qui ont fêté , chacun à sa manière, une rentrée scolaire durement ressentie par une frange très  importante  des parents de par la cherté  des prix des fournitures   scolaires  et toutes les charges y afférentes   :garderie, transport ,études  et argent de poche…  . Il est  vrai que les études sont devenus pour certaines familles (dont  les revenus sont peu suffisants pour nourrir et entretenir 3 ou 4 enfants) très encombrantes pour pouvoir résister  à permettre  à leur  progéniture  de continuer jusqu’au bout leurs études  dans des conditions  favorables pour une certaine  réussite  d’une scolarité  sans aucun débouché sûr  pour un emploi garanti   .

C’est cette réalité des choses qui a amené  certains parents à résoudre, sous l’effet des contraintes financières, l’équation  d’une façon radicale et arbitraire. A cet effet, il peut choisir l’une des possibilités suivantes :

1-           Continuer à investir dans l’enseignement des enfants avec la conviction que les chances de réussite  pour un emploi quelconque sont minimes  et, par là, conclut- on, que  le retour d’investissement n’a pas eu l’effet ou a été peu  rentable.

2-           Arrêter  sans hésitation les études  et jeter leurs enfants dans les rues  pour placer leur gain-pain dans des tâches qui ne requièrent  aucun niveau d’instruction ni une  quelconque formation.

C’est ainsi que chaque année scolaire « 100 .000 » élèves quittent les bancs des l’école pour se retrouver dans les rues, employés généralement dans des commerces à étalages ou à la sauvette. Cette catégorie de la population qui est composée  en grande partie d’une main d’œuvre inoccupée ou partiellement occupée constitue en fait un danger aussi bien pour la personne elle-même que pour la société  en général  du fait qu’elle présente un vivier  pour la délinquance et  la débauche .

Il  va sans dire que ce phénomène  mérite davantage d’études  de la part des sociologues et des spécialistes. Il faut procéder à des diagnostics de  la situation et des analyses  beaucoup plus profondes sur les causes directes et aussi indirectes qui conduisent à l’abandon précoce de l’enseignement et proposer en toute cohérence une stratégie pour éradiquer  les prémices d’une crise qui ne cesse de s’aggraver au risque de détruire tout le système  éducatif qui constituait jadis la fierté de tous les Tunisiens.

En d’autres termes, il faut se pencher de près sur le dossier de la formation professionnelle dans tous ses aspects et lui donner toute l’attention requise pour figurer sur l’agenda des responsables de ce secteur comme étant une priorité absolue dans toutes les réformes  qui tendent à  asseoir des nouvelles traditions pour un choix délibéré d’une filière qui peut mener vers des issues  sûres et rassurantes .

H .C

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