Lun. Juin 14th, 2021

Santé- médecine : Les cubains arrivent

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Au terme d’une visite en Tunisie, une délégation a tenue une réunion d’information avec un groupe de journalistes à Tunis.

L’entrevue s’est portée essentiellement sur les projets du Cuba dans la région et particulièrement en Tunisie, pays plateforme aussi bien pour l’Afrique que pour le monde arabe.

Tunisie-Cuba : que des similitudes

Faut-il rappeler que le Cuba, ce pays sud américain d’une superficie de 110 860 km2  situé à l’Amérique du nord  , compte une population de 11 167 325 habitants, avec des ressources naturelles presque inexistante, des données géographiques et démographiques presque identique à la Tunisie.

Autre point de similitude c’est l’intérêt commun  pour le continent africain que pour la Tunisie qui vient à peine de manifester son intérêt pour cette zone du monde avec un potentiel de croissance fort intéressant , le Cuba a une longue et riche  histoire avec les pays subsahariens.

C’est dans ce sens qu’un représentant de la santé cubaine, en marge de sa visite et participation à la foire de santé a multiplié les contacts avec les responsables tunisiens pour booster le partenariat dans ce domaine et développer cette collaboration.

Le Cuba : l’art de transformer un échec en succès

C’est dans les années quatre vingt que le programme des nations unies pour le développement (PNUD) lança un appel d’offre pour la construction d’un centre biotechnologique.   le Cuba a multiplié les efforts pour s’adjuger de ce marché sauf que, et pour des raisons multiples et essentiellement politiques, le marché fut attribué à un pays asiatique.

Par réaction d’orgueil, les cubains ont décidé de faire face à cette injustice et lancer par leurs propres moyens le construction d’un centre de biologie moderne malgré le contexte économique peu favorable à un tel investissement et c’est en Juillet 1986 que le centre fut inauguré et que la saga de biotechnologie est lancé.

Pour l’histoire c’est aussi grâce à des chercheurs américains qui par leurs propre chef ont voulu tendre la main au Cuba dans cette initiative en prenant en charge des chercheurs cubains.

Mais bien sûr ce succès n’aurait pas pu voir le jour si ce n’était le courage des politiques et les sacrifices budgétaires consenties par les cubains.

Tunisie –Cuba : des potentiels de collaboration sur plusieurs fronts

Malgré la distance qui sépare les deux pays, ce ne sont pas les potentiels de collaboration qui font défaut. Outre le tourisme, la culture et bien d’autre domaine ou une éventuelle collaboration ne peut être que fructueuse pour les deux pays, le domaine de la santé peut être le locomotive d’une coopération économique réussie.

Le capital humain reste la vraie richesse dont peut se flatter les deux pays.

La Tunisie pourrait saisir cette opportunité qui se présente pour profiter d’un savoir faire cubain en matière de la science de vie reconnue par la communauté internationale. Faut-il rappeler que le Cuba est le troisième centre au monde pré qualifié par l’OMS. Autre avantage pour la Tunisie, c’est le coût  relativement bas des produits cubains en matière de la santé par rapport aux prix pratiqués par les multinationales.

La commission mixte, pour quand le réveil ?

Reste à signaler que la commission mixte des deux pays ne s’est pas réunie depuis 2003 et d’après ce qui précède nous pensons qu’une rencontre en haut du sommet s’impose pour relancer une collaboration qui ne peut être qu’avantageuse pour les deux pays.

Cuba a basé son système de santé sur la médecine préventive et ses résultats sont exceptionnels. Selon Margaret Chan, le monde doit suivre l’exemple de l’île dans ce domaine et remplacer le modèle curatif, inefficace et plus couteux, par un système basé sur la prévention. « Nous souhaitons ardemment que tous les habitants de la planète puissent avoir accès à des services médicaux de qualité, comme à Cuba », a-t-elle souligné.

L’OMS rappelle que le manque d’accès aux soins dans le monde n’est en aucun cas une fatalité découlant d’un manque de ressources. Il traduit, au contraire, un manque de volonté politique de la part des dirigeants de protéger les populations les plus vulnérables. L’organisation cite à ce titre le cas de l’île de la Caraïbe comme étant le parfait contre-exemple[3]. D’ailleurs, en mai 2014, en guise de reconnaissance à l’excellence de son système de santé, Cuba a présidé la 67ème Assemblée mondiale de la Santé.

Avec un taux de mortalité infantile de 4,2 pour mille, l’île de la Caraïbe présente le meilleur indicateur du continent et du Tiers-Monde, reflétant ainsi la qualité de son système et l’impact sur le bien-être des enfants et des femmes enceintes. Le taux de mortalité infantile de Cuba est même inférieur à celui des Etats-Unis et se situe parmi les plus bas au monde.

Avec une espérance de vie de 78 ans, Cuba est l’un des meilleurs élèves du continent américain et du Tiers-monde, avec un indicateur similaire à celui des nations les plus développées. En moyenne, les Cubains vivent 30 ans de plus que leurs voisins haïtiens. En 2025, Cuba disposera de la plus grande proportion de personnes de plus de 60 ans d’Amérique latine.

Mondialisation.ca

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