Mer. Août 10th, 2022

Moez Chakchouk: Les pertes cumulées de la SNCFT s’élèveraient à 800 millions de dinars en 2020

Spread the love

Moez Chakchouk,le ministre du Transport et de la Logistique a fait savoir que les pertes cumulées de la SNCFT s’élèveraient à 800 millions de dinars (MD) en 2020.

Moez Chakchouk souligne également  que les dettes ont dépassé les 365 MD. Cela revient aux dus de la société auprès des ministères au titre du transport gratuit ont dépassé 62 MD à fin mars 2021.

Ainsi le plan stratégique de la société est axé sur la réhabilitation des infrastructures, le renouvellement des équipements. Ainsi que l’amélioration de la gouvernance, le rétablissement des équilibres financiers et le développement des services a-t-il ajouté. Et ce  lors de son audition par la Commission parlementaire de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics de l’ARP.

A ce titre,  l’examen d’une étude préliminaire relative à la restructuration de la SNCFT aura lieu prochainement en conseil ministériel. Et ce  vers la fin de l’année en cours. Tout en  réitérant l’attachement du ministère à préserver les entreprises publiques et à les réformer dans les plus brefs des délais

Par ailleurs, Moez Chakchouk a exposé les difficultés structurelles auxquelles fait face la SNCFT. Selon lui, elles  consistent particulièrement, en la vétusté de son parc, son incapacité à acquérir les pièces de rechange nécessaires à la maintenance, la dégradation de la situation des entrepôts de maintenance, le blocage de la réalisation des nouveaux entrepôts, outre le manque de main d’œuvre qualifiée.

Mobiliser les financements nécessaires

 De ce fait, le ministre a aussi souligné l’importance de mobiliser les financements nécessaires. Et ce  pour lever les obstacles qui entravent les investissements de la société et impactent négativement, son rendement et ses services. Tout en considérant qu’il est nécessaire de léguer certains projets à la Société du Réseau Ferroviaire Rapide de Tunis, après le changement de son statut.

Il a également évoqué l’impact négatif de la bureaucratie sur la mobilisation des financements extérieurs, ce qui a été, selon lui, derrière le retard accusé dans la réalisation de certains projets à l’instar de celui du réseau ferroviaire rapide.

En réponse à une question sur le rôle joué par la société en matière de transport des phosphates et des céréales, le ministre a déclaré que le ministère envisage de faire porter la part de transport ferroviaire des céréales de 7% actuellement à 10% en 2022, en renforçant la coopération entre les entreprises publiques concernées.

Le réseau ferroviaire tunisien s’étale sur 2150 km

Le réseau ferroviaire tunisien s’étale sur 2150 km, dont 1777 km non exploités alors que le parc est composé de 145 locomotives, 30 trains électriques desservant les banlieues, 30 trains pour les grandes lignes, 112 wagons pour passagers, 2003 wagons de transport de marchandises, 1083 wagons  tombereaux , 1361 conteneurs, outre les 28 trains électriques relevant de la Société du Réseau Ferroviaire Rapide de Tunis, d’après le ministre.

 Les députés présents ont été unanimes à souligner l’importance de revoir la gouvernance de la société, de lutter contre la corruption en son sein et de renforcer les actions de contrôle et d’audit.

Ils ont, par ailleurs,  évoqué la nécessité de renforcer le transport ferroviaire des céréales et des matières premières tels que les phosphates afin d’améliorer les finances des entreprises publiques concernées.

Avec TAP

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.