ven. Sep 18th, 2020

Jihadistes dans les zones de tension : Les extrémistes tunisiens de retour « seront judiciarisés »

Tous les Tunisiens de retour des zones de conflit seront judiciarisés à leur arrivée sur le territoire national, à l’exception des enfants de moins de 13 ans accompagnant leurs parents, a fait savoir Mokhtar Ben Nasr, président de la commission nationale de lutte contre le terrorisme (CNLCT).

» Le nouveau gouvernement devrait accueillir les ressortissants Tunisiens de retour des foyers de tension, conformément aux engagements internationaux de la Tunisie », a-t-il ajouté, lundi à Tunis, en marge d’une conférence sous le thème « Genre et extrémisme violent en Afrique du Nord : à la racine du problème ».

D’après Ben Nasr, la Tunisie a, d’ores et déjà, accueilli quatre individus, de retour des foyers de tension avec le concours des pays qui se sont engagés à aider la Tunisie dans ce domaine, sans les citer. « Des négociations sont actuellement en cours pour accélérer le rappariement de cinq autres tunisiens, soupçonnés de terrorisme », a-t-il ajouté.

Ben Nasr s’est voulu rassurant concernant le spectre d’un retour en Tunisie de ressortissants soupçonnés de terrorisme qui profiteraient de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie et de la chute de l’organisation de l’Etat Islamique dite » Daech « .

» Il n’y a aucune raison de s’inquiéter « , a assuré Ben Nasr, accusant certains médias de gonfler cette question et d’inquiéter la population avec des propos erronés et irréfléchis.

Pour lui, ce sujet ne devrait pas être instrumentalisé à des fins politiques ou sociales dans la mesure où toute personne qui arrive sur le sol tunisien en provenance des zones de conflit, sera incarcérée ou placée en garde à vue.

« C’est un sujet que nous suivons de très près et je veux rassurer toute la population qu’il n’est pas question de voir un seul ressortissant tunisien arriver sur le sol national sans être judiciarisé », a-t-il affirmé.

Et d’expliquer ; ces personnes sont prises en charge immédiatement par la justice à leur arrivée. Pour les majeurs, bien évidemment, c’est la case prison ou la garde à vue, a précisé Ben Nasr. Les enfants de moins de 13 ans sont quant à eux immédiatement pris en charge par l’Etat en cas de perte des parents. Par ailleurs Ben Nasr a souligné que le gouvernement mène actuellement des efforts pour assurer le rapatriement des enfants bloqués en Libye. Ces enfants, a-t-il expliqué, auraient pu rejoindre la Tunisie, il y a quelques temps, mais leur rapatriement a été reporté, à maintes reprises, à cause des combats qui faisaient rage dans ce pays.

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