La Banque mondiale prévoit un taux de croissance de 2,2% pour la Tunisie en 2020

La Banque mondiale (BM) estime dans son dernier rapport sur les « Perspectives pour l’économie mondiale », que la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 2,5% en 2020. Néanmoins, malgré la reprise des investissements et du commerce, les risques de baisse persistent. Ce léger rebond de croissance concerne également les économies émergentes et en développement à l’instar des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Pour la Tunisie, un taux de croissance de 2,2% pour 2020 est prévu par le rapport de la BM.

Dans une dynamique générale, la croissance de la région MENA devrait s’accroître pour atteindre un modeste 2,4% en 2020, en grande partie sous l’effet de la hausse des investissements et de la vigueur du climat des affaires. Les pays exportateurs de pétrole devraient, quant à eux, enregistrer une hausse de leurs économies de 2 %. Les économies du Conseil de coopération du Golfe devraient quant à elles progresser de 2,2 % à la faveur de réformes en relation avec le climat des affaires et d’investissements dans les infrastructures.

La croissance des économies importatrices de pétrole devrait atteindre 4,4 %. En Égypte, elle devrait s’élever à 5,8 % au cours de l’exercice 2020, grâce à la hausse continue de la consommation privée et de l’investissement. Les réformes politiques et la résilience du tourisme devraient stimuler la reprise de la croissance du Maroc et de la Tunisie, où elle devrait atteindre 3,5 et 2,2 %, respectivement, en 2020. Le taux de croissance devrait atteindre 1,9 % en Algérie en raison de l’atténuation des incertitudes politiques et de la reprise des investissements. Dans les petits pays importateurs de pétrole, la fragilité du secteur bancaire et le fort endettement public entravent fortement la croissance.

Le rapport de l’institution de Bretton Wood lève le voile sur les causes du ralentissement du taux de croissance des pays émergents et en développement. Cette contraction est expliquée par un investissement frêle ainsi que par un recul des gains d’efficience mais aussi par une moindre réaffectation des ressources entre les différents secteurs.

Il convient de souligner que les économies émergentes et en développement représentent désormais près de 60% du PIB mondial, et cette part ne cesse d’augmenter. Ils devraient croître collectivement de 4,6% en 2020, contre 4% en 2019, même si la croissance chinoise projetée chute en dessous de 6% en raison principalement de la faiblesse des exportations et de la lourde dette intérieure. Le gonflement de la dette est l’un des thèmes d’actualité sur lesquels sont fondées les sections analytiques du rapport de la BM.

source:Ilboursa

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