Hommage de la communauté internationale au Président : Ce n’est que justice rendue à Béji Caïd Essebsi et à la Tunisie Par Faouzi SNOUSSI

  • Un partenaire authentique et fiable de l’ONU et un médiateur motivé uniquement par un idéal de paix et de stabilité dans la région
  • Gutteres : « Les Tunisiens peuvent être fiers du riche héritage qu’il laisse derrière lui »

Il n’est pas à la portée de tous les pays de créer des hommes illustres qui se distinguent à l’échelle internationale. Pourtant, la Tunisie, ce petit du continent africain, est arrivée à se faire une place de choix à l’échelle internationale. Cela avait commencé avec l’illustre leader Habib Bourguiba qui, sans fausse modestie, avait fait plier la plus grande puissance du monde, pour arriver au défunt président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui était admiré par les dirigeants du monde entier, au point qu’une séance spéciale a été organisée à l’Assemblée générale des Nations Unies, avec son secrétaire général, pour lui rendre hommage.

Certes, nul n’est prophète dans son pays, et la mort du président de la République, le premier élu démocratiquement, Béji Caïd Essebsi, n’est qu’une nouvelle preuve que la Tunisie a bien occupé une place de choix auprès de tous les pays du monde et des instances internationales.

Loin de chercher à le déifier, le défunt président Béji Caïd Essebsi a marqué de son empreinte l’Histoire. Ce n’est que justice, si on sait qu’il est le disciple du leader Habib Bourguiba, le seul dirigeant arabe à faire plier la plus grande puissance mondiale, en l’occurrence les Etats Unis d’Amérique.

Bourguiba a été le seul dirigeant arabe à pousser les USA à ne pas, apposer son véto dans le conflit arabo-israélien, lors de l’agression de Tel Aviv à Hammam Chatt. Mieux encore, il avait menacé l’ambassadeur américain (avec sa canne) et ne lui avait pas permis de s’assoir, avant que les USA et Israël décident d’envoyer le chèque des compensations, avant le vote du Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui était un camouflet cinglant à Tel Aviv et aux Etats-Unis.

Aujourd’hui, l’Histoire se répète et les pays du monde entier ont rendu hommage à l’illustre disparu, malgré certains errements de sa politique, au défunt président Béji Caïd Essebsi que nous ne considérons pas comme un saint.

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Gutteres, a rendu hommage vendredi à la mémoire du Président Béji Caïd Essebsi, soulignant qu’il était un grand homme d’Etat et que sa disparition affecte son pays et toute la région.

Les représentants des pays membres ont observé au début de l’assemblée une minute de silence à la mémoire du président Caïd Essebsi, décédé jeudi 25 juillet.

L’ambassadeur chargé des affaires de la mission de la république tunisienne auprès de l’ONU par intérim, a prononcé une allocution au nom du ministre des affaires étrangères Khémaies Jhinaoui, qui n’a pu faire le déplacement à New York en raison de la période de deuil national et de la tenue à Tunis de la 3e session annuelle des chefs des missions diplomatiques permanentes et consulaires, rapporte le ministère des affaires étrangères.

« C’était un grand homme d’Etat et sa disparition représente une perte immense pour toute la région », a déclaré M. Gutteres lors d’une cérémonie d’hommage de l’Assemblée générale des Nations Unies.

« L’infinie tristesse qui saisit la Tunisie et se manifeste partout ailleurs témoigne du rôle crucial qu’il a joué dans l’histoire de son pays depuis l’indépendance, et en particulier ces dernières années », a-t-il ajouté.

Mettant l’accent sur sa profonde sagesse et sa grande autorité morale, le patron de l’ONU a rappelé, que Béji Caïd Essebsi a « choisi le dialogue et le consensus dans les moments critiques de la transition démocratique en Tunisie ».

M. Gutteres a fait valoir que tout au long de la révolution pacifique qu’a connu le pays, le président défunt est resté « fidèle aux idéaux de la démocratie, de la liberté et des droits humains », soulignant que partout dans la région, « il aura suscité l’admiration en renforçant les droits des femmes et en défendant sans faiblir l’égalité ».

Félicitant le gouvernement et le peuple tunisiens pour les nombreux succès obtenus sous la direction du Président Essebsi, le Secrétaire général a estimé que les Tunisiens « ont démontré le pouvoir du dialogue national inclusif ».

« Le Président Essebsi était un partenaire authentique et fiable de l’ONU et nos relations se sont approfondies et renforcées pendant son mandat. Il a été un allié essentiel dans la recherche de solutions aux conflits dans la région et un fervent partisan des efforts des Nations Unies en Libye », a encore affirmé Antonio Gutteres.

« Il a été un allié indispensable dans la recherche de solutions aux conflits dans la région et un soutien sans faille de l’action menée par l’Organisation en Libye », a-t-il indiqué.

Après avoir rappelé son rôle de médiateur, motivé uniquement par un idéal de paix et de stabilité dans la région, le patron de l’ONU a déclaré que chef de l’Etat tunisien restera dans les mémoires comme un personnage historique du monde arabe et africain ayant guidé son pays vers la démocratie et le plein respect des droits et libertés fondamentales de ses concitoyens et concitoyennes.

« Alors que la Tunisie pleure la disparition de ce pionnier, les Tunisiens peuvent être fiers du riche héritage qu’il laisse derrière lui », a souligné le Secrétaire général.

« J’adresse au peuple tunisien mes meilleurs vœux et espère qu’il réussira à préserver et à promouvoir les progrès qu’il a accomplis au cours des huit dernières années sous le Président Essebsi », a-t-il conclu.

Toute la publicité du monde ne peut pas faire mieux que ce qu’a fait le défunt président Béji Caïd Essebsi et la Tunisie aura toujours besoin d’hommes comme lui, issus de l’école de Bourguiba, pour faire honneur au pays.

Légende :

Les funérailles du défunt président Béji Caïd Essebsi et la passation du pouvoir ont donné la meilleure image du pays

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